La Chandeleur fĂȘtĂ©e le 2 fĂ©vrier 2026 est-elle une FĂȘte ChrĂ©tienne ?

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La Chandeleur (fĂȘte des chandelles) est une ancienne fĂȘte paĂŻenne et latine, devenue ensuite une fĂȘte religieuse chrĂ©tienne correspondant Ă  la prĂ©sentation du Christ au temple et sa reconnaissance par SimĂ©on  comme « LumiĂšre d’IsraĂ«l »

Le 2 fĂ©vrier, quarante jours aprĂšs NoĂ«l, l’Église cĂ©lĂšbre la fĂȘte de la PrĂ©sentation du Seigneur et la purification de la Vierge.  La tradition juive voulait que le premier garçon nĂ© dans une famille soit prĂ©sentĂ© au Temple de JĂ©rusalem, quarante jours aprĂšs sa naissance et consacrĂ© Ă  Dieu.

L’Ă©vangĂ©liste Luc nous rapporte la belle priĂšre du vieillard SymĂ©on tenant JĂ©sus entre ses bras : « Mes yeux ont vu ton salut, que tu as prĂ©parĂ© Ă  la face de tous les peuples : lumiĂšre pour Ă©clairer les nations paĂŻennes, et gloire d’IsraĂ«l ton peuple » (Luc 2, 30-32).

A cause de ces paroles, oĂč JĂ©sus est reconnu comme LumiĂšre, cette fĂȘte s’appelle aussi la Chandeleur. Chandeleur vient prĂ©cisĂ©ment de candela d’origine latine – la chandelle – reprise dans l’expression Festa candelarum, fĂȘte des chandelles. (fĂȘte des «chandelles», de la lumiĂšre). Aujourd’hui, on bĂ©nit les cierges pour rappeler que JĂ©sus est lumiĂšre du monde.

En Orient la PrĂ©sentation de JĂ©sus au Temple est considĂ©rĂ©e comme une fĂȘte de Notre Seigneur. Les Orthodoxes nomment cette fĂȘte la « Sainte Rencontre ».

 

Historique:

Chez les Romains, on fĂȘtait les Lupercales aux environs du 15 fĂ©vrier, fĂȘtes inspirĂ©es de Lupercus, dieu de la fĂ©conditĂ© et des troupeaux. À la mĂȘme Ă©poque, on trouve Ă©galement la fĂȘte de Feralia.

Une grande Ă©tape est en effet franchie en 472, lorsque le Pape GĂ©lase (49e Pape dans la succession de Pierre) institue ce jour comme jour des processions aux flambeaux et feux de joie, correspondant Ă  la prĂ©sentation du Christ au temple. Ce Pape d’origine berbĂšre, nĂ© en Afrique du Nord, avait par ailleurs pour habitude d’offrir des galettes aux foules de pĂšlerins. Des galettes, dont proviennent la fameuse tradition des crĂȘpes, perpĂ©tuĂ©es jusqu’à ce jour.

Les crĂȘpes avec leur forme ronde et leur couleur dorĂ©e rappelleraient le Soleil enfin de retour aprĂšs la nuit de l’hiver, ce qui expliquerait que l’on confectionne des crĂȘpes Ă  la Chandeleur, moment de l’annĂ©e oĂč les jours s’allongent de plus en plus vite. C’est Ă©galement Ă  cette Ă©poque de l’annĂ©e que les semailles d’hiver commençaient. On se servait donc de la farine excĂ©dentaire pour confectionner ces crĂȘpes, qui sont un symbole de prospĂ©ritĂ© pour l’annĂ©e Ă  venir.

Sources : WikipĂ©dia, La Croix, Vatican News et l’Église Catholique en France.

 

La présentation du Christ au temple :

Les parents, en venant prĂ©senter JĂ©sus au Temple, obĂ©issent Ă  la loi de MoĂŻse. Le texte de Luc se plaĂźt Ă  le faire remarquer trois fois au dĂ©but du rĂ©cit puis une fois Ă  la fin du rĂ©cit. JĂ©sus comme tout premier-nĂ© masculin doit ĂȘtre prĂ©sentĂ©, « consacré » au Seigneur. La cĂ©rĂ©monie elle-mĂȘme de la PrĂ©sentation n’est pas dĂ©crite. Le texte de Luc s’intĂ©resse surtout Ă  deux personnages qui viennent au Temple : un homme et une femme.

SymĂ©on n’a aucune fonction. Il rĂ©side Ă  JĂ©rusalem. « Juste » et « pieux », il possĂšde deux qualitĂ©s aimĂ©es des livres de l’Ancien Testament. La justice consiste Ă  « s’ajuster Ă  Dieu », Ă  suivre sa volontĂ©. La Bible stigmatise les « mĂ©chants » ou « impies » qui s’opposent aux justes et aux pieux ; ce sont des « criminels » qui agissent comme si Dieu Ă©tait aveugle !

SymĂ©on attend la « consolation d’IsraĂ«l ». « Consolez, consolez mon peuple » disait le prophĂšte IsaĂŻe au nom de Dieu. Le terme de « consolation » est devenu technique et se rapporte au temps espĂ©rĂ© oĂč Dieu viendra « consoler » son peuple, c’est-Ă -dire le sauver, le dĂ©livrer. SymĂ©on semble symboliser l’attente des croyants d’IsraĂ«l en la venue des temps oĂč Dieu consolera son peuple en lui assurant enfin la paix et la prospĂ©ritĂ©.

Le texte souligne que SymĂ©on vient au Temple voir le « messie » de Dieu. L’enfant est prĂ©sentĂ© comme un roi, le Messie attendu. Les paroles de SymĂ©on sont prophĂ©tiques puisque l’Esprit est sur lui. Elles concernent JĂ©sus identifiĂ© au « salut prĂ©parĂ© Ă  la face des peuples » et Ă  la « lumiĂšre » qui Ă©claire les autres nations.

Les paroles de SymĂ©on adressĂ©es directement Ă  Marie sont dramatiques, avec l’allusion Ă  l’Ă©pĂ©e, Ă  la division, Ă  la chute
 Devant JĂ©sus il faudra ouvertement prendre parti : « Ainsi seront dĂ©voilĂ©es les pensĂ©es secrĂštes d’un grand nombre. »

Anne, elle aussi, est « prophĂšte », porte-parole de Dieu. Elle est ĂągĂ©e de 84 ans, c’est dire qu’elle a 7 fois 12 ans. Dans la symbolique biblique des nombres, le chiffre 7 suggĂšre la perfection et le 12 l’universalitĂ©. Le lecteur devine ainsi qu’Anne reprĂ©sente parfaitement les croyants de son peuple qui attendent « la dĂ©livrance de JĂ©rusalem ».

Publié le 13 janvier 2026

La Chandeleur fĂȘtĂ©e le 2 fĂ©vrier 2026 est-elle une FĂȘte ChrĂ©tienne ?

 

La Chandeleur (fĂȘte des chandelles) est une ancienne fĂȘte paĂŻenne et latine, devenue ensuite une fĂȘte religieuse chrĂ©tienne correspondant Ă  la prĂ©sentation du Christ au temple et sa reconnaissance par SimĂ©on  comme « LumiĂšre d’IsraĂ«l »

Le 2 fĂ©vrier, quarante jours aprĂšs NoĂ«l, l’Église cĂ©lĂšbre la fĂȘte de la PrĂ©sentation du Seigneur et la purification de la Vierge.  La tradition juive voulait que le premier garçon nĂ© dans une famille soit prĂ©sentĂ© au Temple de JĂ©rusalem, quarante jours aprĂšs sa naissance et consacrĂ© Ă  Dieu.

L’Ă©vangĂ©liste Luc nous rapporte la belle priĂšre du vieillard SymĂ©on tenant JĂ©sus entre ses bras : « Mes yeux ont vu ton salut, que tu as prĂ©parĂ© Ă  la face de tous les peuples : lumiĂšre pour Ă©clairer les nations paĂŻennes, et gloire d’IsraĂ«l ton peuple » (Luc 2, 30-32).

A cause de ces paroles, oĂč JĂ©sus est reconnu comme LumiĂšre, cette fĂȘte s’appelle aussi la Chandeleur. Chandeleur vient prĂ©cisĂ©ment de candela d’origine latine – la chandelle – reprise dans l’expression Festa candelarum, fĂȘte des chandelles. (fĂȘte des «chandelles», de la lumiĂšre). Aujourd’hui, on bĂ©nit les cierges pour rappeler que JĂ©sus est lumiĂšre du monde.

En Orient la PrĂ©sentation de JĂ©sus au Temple est considĂ©rĂ©e comme une fĂȘte de Notre Seigneur. Les Orthodoxes nomment cette fĂȘte la « Sainte Rencontre ».

 

Historique:

Chez les Romains, on fĂȘtait les Lupercales aux environs du 15 fĂ©vrier, fĂȘtes inspirĂ©es de Lupercus, dieu de la fĂ©conditĂ© et des troupeaux. À la mĂȘme Ă©poque, on trouve Ă©galement la fĂȘte de Feralia.

Une grande Ă©tape est en effet franchie en 472, lorsque le Pape GĂ©lase (49e Pape dans la succession de Pierre) institue ce jour comme jour des processions aux flambeaux et feux de joie, correspondant Ă  la prĂ©sentation du Christ au temple. Ce Pape d’origine berbĂšre, nĂ© en Afrique du Nord, avait par ailleurs pour habitude d’offrir des galettes aux foules de pĂšlerins. Des galettes, dont proviennent la fameuse tradition des crĂȘpes, perpĂ©tuĂ©es jusqu’à ce jour.

Les crĂȘpes avec leur forme ronde et leur couleur dorĂ©e rappelleraient le Soleil enfin de retour aprĂšs la nuit de l’hiver, ce qui expliquerait que l’on confectionne des crĂȘpes Ă  la Chandeleur, moment de l’annĂ©e oĂč les jours s’allongent de plus en plus vite. C’est Ă©galement Ă  cette Ă©poque de l’annĂ©e que les semailles d’hiver commençaient. On se servait donc de la farine excĂ©dentaire pour confectionner ces crĂȘpes, qui sont un symbole de prospĂ©ritĂ© pour l’annĂ©e Ă  venir.

Sources : WikipĂ©dia, La Croix, Vatican News et l’Église Catholique en France.

 

La présentation du Christ au temple :

Les parents, en venant prĂ©senter JĂ©sus au Temple, obĂ©issent Ă  la loi de MoĂŻse. Le texte de Luc se plaĂźt Ă  le faire remarquer trois fois au dĂ©but du rĂ©cit puis une fois Ă  la fin du rĂ©cit. JĂ©sus comme tout premier-nĂ© masculin doit ĂȘtre prĂ©sentĂ©, « consacré » au Seigneur. La cĂ©rĂ©monie elle-mĂȘme de la PrĂ©sentation n’est pas dĂ©crite. Le texte de Luc s’intĂ©resse surtout Ă  deux personnages qui viennent au Temple : un homme et une femme.

SymĂ©on n’a aucune fonction. Il rĂ©side Ă  JĂ©rusalem. « Juste » et « pieux », il possĂšde deux qualitĂ©s aimĂ©es des livres de l’Ancien Testament. La justice consiste Ă  « s’ajuster Ă  Dieu », Ă  suivre sa volontĂ©. La Bible stigmatise les « mĂ©chants » ou « impies » qui s’opposent aux justes et aux pieux ; ce sont des « criminels » qui agissent comme si Dieu Ă©tait aveugle !

SymĂ©on attend la « consolation d’IsraĂ«l ». « Consolez, consolez mon peuple » disait le prophĂšte IsaĂŻe au nom de Dieu. Le terme de « consolation » est devenu technique et se rapporte au temps espĂ©rĂ© oĂč Dieu viendra « consoler » son peuple, c’est-Ă -dire le sauver, le dĂ©livrer. SymĂ©on semble symboliser l’attente des croyants d’IsraĂ«l en la venue des temps oĂč Dieu consolera son peuple en lui assurant enfin la paix et la prospĂ©ritĂ©.

Le texte souligne que SymĂ©on vient au Temple voir le « messie » de Dieu. L’enfant est prĂ©sentĂ© comme un roi, le Messie attendu. Les paroles de SymĂ©on sont prophĂ©tiques puisque l’Esprit est sur lui. Elles concernent JĂ©sus identifiĂ© au « salut prĂ©parĂ© Ă  la face des peuples » et Ă  la « lumiĂšre » qui Ă©claire les autres nations.

Les paroles de SymĂ©on adressĂ©es directement Ă  Marie sont dramatiques, avec l’allusion Ă  l’Ă©pĂ©e, Ă  la division, Ă  la chute
 Devant JĂ©sus il faudra ouvertement prendre parti : « Ainsi seront dĂ©voilĂ©es les pensĂ©es secrĂštes d’un grand nombre. »

Anne, elle aussi, est « prophĂšte », porte-parole de Dieu. Elle est ĂągĂ©e de 84 ans, c’est dire qu’elle a 7 fois 12 ans. Dans la symbolique biblique des nombres, le chiffre 7 suggĂšre la perfection et le 12 l’universalitĂ©. Le lecteur devine ainsi qu’Anne reprĂ©sente parfaitement les croyants de son peuple qui attendent « la dĂ©livrance de JĂ©rusalem ».

Publié le 13 janvier 2026

La Chandeleur fĂȘtĂ©e le 2 fĂ©vrier 2026 est-elle une FĂȘte ChrĂ©tienne ?

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La Chandeleur (fĂȘte des chandelles) est une ancienne fĂȘte paĂŻenne et latine, devenue ensuite une fĂȘte religieuse chrĂ©tienne correspondant Ă  la prĂ©sentation du Christ au temple et sa reconnaissance par SimĂ©on  comme « LumiĂšre d’IsraĂ«l »

Le 2 fĂ©vrier, quarante jours aprĂšs NoĂ«l, l’Église cĂ©lĂšbre la fĂȘte de la PrĂ©sentation du Seigneur et la purification de la Vierge.  La tradition juive voulait que le premier garçon nĂ© dans une famille soit prĂ©sentĂ© au Temple de JĂ©rusalem, quarante jours aprĂšs sa naissance et consacrĂ© Ă  Dieu.

L’Ă©vangĂ©liste Luc nous rapporte la belle priĂšre du vieillard SymĂ©on tenant JĂ©sus entre ses bras : « Mes yeux ont vu ton salut, que tu as prĂ©parĂ© Ă  la face de tous les peuples : lumiĂšre pour Ă©clairer les nations paĂŻennes, et gloire d’IsraĂ«l ton peuple » (Luc 2, 30-32).

A cause de ces paroles, oĂč JĂ©sus est reconnu comme LumiĂšre, cette fĂȘte s’appelle aussi la Chandeleur. Chandeleur vient prĂ©cisĂ©ment de candela d’origine latine – la chandelle – reprise dans l’expression Festa candelarum, fĂȘte des chandelles. (fĂȘte des «chandelles», de la lumiĂšre). Aujourd’hui, on bĂ©nit les cierges pour rappeler que JĂ©sus est lumiĂšre du monde.

En Orient la PrĂ©sentation de JĂ©sus au Temple est considĂ©rĂ©e comme une fĂȘte de Notre Seigneur. Les Orthodoxes nomment cette fĂȘte la « Sainte Rencontre ».

 

Historique:

Chez les Romains, on fĂȘtait les Lupercales aux environs du 15 fĂ©vrier, fĂȘtes inspirĂ©es de Lupercus, dieu de la fĂ©conditĂ© et des troupeaux. À la mĂȘme Ă©poque, on trouve Ă©galement la fĂȘte de Feralia.

Une grande Ă©tape est en effet franchie en 472, lorsque le Pape GĂ©lase (49e Pape dans la succession de Pierre) institue ce jour comme jour des processions aux flambeaux et feux de joie, correspondant Ă  la prĂ©sentation du Christ au temple. Ce Pape d’origine berbĂšre, nĂ© en Afrique du Nord, avait par ailleurs pour habitude d’offrir des galettes aux foules de pĂšlerins. Des galettes, dont proviennent la fameuse tradition des crĂȘpes, perpĂ©tuĂ©es jusqu’à ce jour.

Les crĂȘpes avec leur forme ronde et leur couleur dorĂ©e rappelleraient le Soleil enfin de retour aprĂšs la nuit de l’hiver, ce qui expliquerait que l’on confectionne des crĂȘpes Ă  la Chandeleur, moment de l’annĂ©e oĂč les jours s’allongent de plus en plus vite. C’est Ă©galement Ă  cette Ă©poque de l’annĂ©e que les semailles d’hiver commençaient. On se servait donc de la farine excĂ©dentaire pour confectionner ces crĂȘpes, qui sont un symbole de prospĂ©ritĂ© pour l’annĂ©e Ă  venir.

Sources : WikipĂ©dia, La Croix, Vatican News et l’Église Catholique en France.

 

La présentation du Christ au temple :

Les parents, en venant prĂ©senter JĂ©sus au Temple, obĂ©issent Ă  la loi de MoĂŻse. Le texte de Luc se plaĂźt Ă  le faire remarquer trois fois au dĂ©but du rĂ©cit puis une fois Ă  la fin du rĂ©cit. JĂ©sus comme tout premier-nĂ© masculin doit ĂȘtre prĂ©sentĂ©, « consacré » au Seigneur. La cĂ©rĂ©monie elle-mĂȘme de la PrĂ©sentation n’est pas dĂ©crite. Le texte de Luc s’intĂ©resse surtout Ă  deux personnages qui viennent au Temple : un homme et une femme.

SymĂ©on n’a aucune fonction. Il rĂ©side Ă  JĂ©rusalem. « Juste » et « pieux », il possĂšde deux qualitĂ©s aimĂ©es des livres de l’Ancien Testament. La justice consiste Ă  « s’ajuster Ă  Dieu », Ă  suivre sa volontĂ©. La Bible stigmatise les « mĂ©chants » ou « impies » qui s’opposent aux justes et aux pieux ; ce sont des « criminels » qui agissent comme si Dieu Ă©tait aveugle !

SymĂ©on attend la « consolation d’IsraĂ«l ». « Consolez, consolez mon peuple » disait le prophĂšte IsaĂŻe au nom de Dieu. Le terme de « consolation » est devenu technique et se rapporte au temps espĂ©rĂ© oĂč Dieu viendra « consoler » son peuple, c’est-Ă -dire le sauver, le dĂ©livrer. SymĂ©on semble symboliser l’attente des croyants d’IsraĂ«l en la venue des temps oĂč Dieu consolera son peuple en lui assurant enfin la paix et la prospĂ©ritĂ©.

Le texte souligne que SymĂ©on vient au Temple voir le « messie » de Dieu. L’enfant est prĂ©sentĂ© comme un roi, le Messie attendu. Les paroles de SymĂ©on sont prophĂ©tiques puisque l’Esprit est sur lui. Elles concernent JĂ©sus identifiĂ© au « salut prĂ©parĂ© Ă  la face des peuples » et Ă  la « lumiĂšre » qui Ă©claire les autres nations.

Les paroles de SymĂ©on adressĂ©es directement Ă  Marie sont dramatiques, avec l’allusion Ă  l’Ă©pĂ©e, Ă  la division, Ă  la chute
 Devant JĂ©sus il faudra ouvertement prendre parti : « Ainsi seront dĂ©voilĂ©es les pensĂ©es secrĂštes d’un grand nombre. »

Anne, elle aussi, est « prophĂšte », porte-parole de Dieu. Elle est ĂągĂ©e de 84 ans, c’est dire qu’elle a 7 fois 12 ans. Dans la symbolique biblique des nombres, le chiffre 7 suggĂšre la perfection et le 12 l’universalitĂ©. Le lecteur devine ainsi qu’Anne reprĂ©sente parfaitement les croyants de son peuple qui attendent « la dĂ©livrance de JĂ©rusalem ».

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Publié le 13 janvier 2026