Concile de Nicée

Le concile de Nicée 1700 ans après.
Le Concile de Nicée est le premier concile œcuménique de l’histoire qui rassemble environ 300 évêques venus de toutes les provinces de l’Empire.
L’empereur Constantin qui souhaite unifier l’Empire romain condamne l’arianisme, une doctrine professée par Arius, prêtre d’Alexandrie (250-336) et ses disciples, dans laquelle ils professaient que dans la Trinité, le Fils n’est pas égal au Père.
Lors de ce concile, les fondements du christianisme sont définis. Les pères de l’Église établissent le dogme de la consubstantialité du Christ au Père et fixent la date de la célébration de Pâques.
Sous le règne de l’Empereur Théodose 1er (379-395), par l’édit de Thessalonique (380), le christianisme devient religion d’État.
Si vous voulez en savoir plus :
Constantin trouvant les milieux chrétiens d’Orient divisés et après enquête d’Osius de Cordoue se résout à recourir à un concile oecuménique.
Depuis quelques années un prêtre de l’église d’Alexandrie, Arius s’était opposé à son évêque Alexandre, la querelle théologique portant sur la Trinité.
L’arianisme affirme que Jésus Christ est le Fils de Dieu et n’a pas existé de toute éternité, mais a été créé par Dieu le Père à un moment donné. Cette doctrine est en désaccord frontal avec les vues théologiques des chrétiens homolousiens ( L’homoousia (en grec : ὁμοουσία) est un concept utilisé dans la théologie chrétienne. L’adjectif « consubstantiel » (consubstantialis) a été inventé par Tertullien dans « Contre Hermogène » pour traduire en latin le terme grec homoousios. Cette notion décrit la relation entre les personnes divines de la Trinité et indique que Dieu le Père, Dieu le Fils, et Dieu le saint Esprit sont « d’une même substance » en ce que le Fils est « engendré » « avant tous les âges » ou « éternellement » de l’être propre du Père, à partir duquel l’Esprit « procède » aussi « éternellement ».) de l’époque sur la Trinité et sur la nature du Christ.
Alexandre réunit un concile d’évêques venus d’Égypte et de Lybie qui porte l’anathème sur Arius et l’excommunie.
Arius n’accepte pas cette condamnation, il s’appuie sur Eusèbe de Nicomédie et convoque des synodes provinciaux qui annulent la sentence.
Tout ceci amène un grand désordre avec la création de groupes divers, arianistes de la première heure autour d’Eusèbe de Nicomédie, origénistes autour d’Eusèbe de Césarée, un groupe autour d’Alexandre d’Alexandrie et Athanase, un autre enfin autour d’Eustache d’Antioche et Marcel d’Ancyre qui s’appuie sur la monarchie divine.
Une large majorité se définit pour condamner les erreurs d’Arius.
La profession de Foi proposée par Eusèbe de Césarée proclame le Fils « Dieu de Dieu, Lumière de Lumière » et déclare qu’Il est vrai Dieu issu du vrai Dieu, engendré et non créé, consubstantiel à son Père.
L’emploi du mot consubstantiel marque une date mémorable dans l’histoire doctrinale du christianisme.
Le concile de Nicée :
Du 20 mai au 25 juillet 325, le premier concile oecuménique universel a été convoqué à Nicée, ville de Bithynie par l’empereur Constantin (280-337), converti au christianisme pour condamner l’arianisme. C’est un moment important dans l’histoire de la chrétienté.
Le premier concile de Nicée est un concile général des évêques qui s’est tenu à Nicée (aujourd’hui Iznik, en Turquie), en Bythinie, du 20 mai au 20 juillet 325, dans l’Empire romain, sous l’égide de l’empereur Constantin le Grand qui est considéré par les historiens comme le premier empereur chrétien. Quelques années après avoir été proclamé empereur (306), il se convertit au christianisme, et se fait baptiser la veille de sa mort en 337. Durant son règne, il favorise l’essor de la religion via l’édit de Milan en 313 qui permet aux chrétiens de pratiquer leur culte au grand jour.
Lors de ce concile, les fondements du christianisme sont définis. Les pères de l’Église établissent le dogme de la consubstantialité du Christ au Père et fixent la date de la célébration de Pâques.
Sous le règne de l’Empereur Théodose 1er (379-395), est établi l’édit de Thessalonique (380) pour résoudre la situation particulière de Constantinople, il comporte en son préambule la première définition positive de ce qu’un empereur romain chrétien considère comme l’orthodoxie religieuse; si elle ne contient aucune référence explicite à la formule de Nicée, cette brève formule de foi présentée dans l’édit affirme néanmoins clairement l’égale divinité des trois personnes divines, exposant sans détour la position doctrinale nicéenne de Théodose. L’année suivante le premier concile de Constantinople convoqué à la demande de l’empereur, ne réunissant que des évêques orientaux, établit un symbole de foi désigné sous le nom de Symbole de Nicée Constantinople qui complète le symbole de foi proclamé à Nicée.
La solution apportée à la crise arienne, lors du concile de Nicée, complétée par le concile de Constantinople, est l’adoption du Symbole de Nicée-Constantinople, plus connu sous le nom de Credo (« je crois » en latin), qui confirme la vision trinitaire de la foi chrétienne : Dieu est à la fois Père, Fils et Saint Esprit.
Initié sous le concile de Nicée, celui-ci est actualisé et adopté définitivement lors du premier concile de Constantinople, en 381.
Étymologiquement, le terme « symbole » vient du grec ancien sumbolon qui signifie « mettre ensemble ». Le sumbolon désignait un objet brisé en deux qui était ensuite partagé entre deux partenaires ; il servait alors à sceller un contrat. Ceci a permis d’attribuer au symbole le sens premier d’un engagement, d’une alliance ou d’une promesse, ce qui renvoie à l’adhésion du chrétien à la Parole de Dieu. Car le Credo est avant tout une profession de foi, rassemblant tous les chrétiens autour d’un même dogme : celui de la consubstantialité, du grec homoousios (homos, « même » et ousia, « essence » ou « substance »). En récitant le Credo, les chrétiens déclarent leur foi en l’unité du Père, du Fils et du Saint-Esprit qui partagent la même essence divine. C’est ce que résument les Pères de l’Église cappadociens Basile de Césarée, Grégoire de Nysse et Grégoire de Nazianze dans la formule : « Une Essence, trois Personnes ».
C’est toujours le Credo de Nicée-Constantinople que nous récitons aujourd’hui :
Je crois en un seul Dieu, le Père tout puissant,
créateur du ciel et de la terre, de l’univers visible et invisible,
Je crois en un seul Seigneur, Jésus Christ,
le Fils unique de Dieu, né du Père avant tous les siècles :
Il est Dieu, né de Dieu,
lumière, née de la lumière,
vrai Dieu, né du vrai Dieu
Engendré non pas créé,
consubstantiel au Père ;
et par lui tout a été fait.
Pour nous les hommes, et pour notre salut,
il descendit du ciel;
Par l’Esprit Saint, il a pris chair de la Vierge Marie, et s’est fait homme.
Crucifié pour nous sous Ponce Pilate,
Il souffrit sa passion et fut mis au tombeau.
Il ressuscita le troisième jour,
conformément aux Écritures, et il monta au ciel;
il est assis à la droite du Père.
Il reviendra dans la gloire, pour juger les vivants et les morts
et son règne n’aura pas de fin.
Je crois en l’Esprit Saint, qui est Seigneur et qui donne la vie;
il procède du Père et du Fils.
Avec le Père et le Fils, il reçoit même adoration et même gloire;
il a parlé par les prophètes.
Je crois en l’Église, une, sainte, catholique et apostolique.
Je reconnais un seul baptême pour le pardon des péchés.
J’attends la résurrection des morts, et la vie du monde à venir.
Amen
Le Credo est adopté par tous les évêques, à l’exception d’Arius et de deux de ses partisans, les évêques Second de Ptolémaïde et Théonas de Marmarique. Ces derniers sont anathématisés, c’est-à-dire condamnés pour hérésie et excommuniés de la communauté de foi. Néanmoins, cela ne suffit pas à étouffer la crise arienne et il faut attendre le concile de Constantinople (381) pour que l’arianisme s’essouffle pour de bon.
Publié le 06 février 2025
Concile de Nicée
Le concile de Nicée 1700 ans après.
Le Concile de Nicée est le premier concile œcuménique de l’histoire qui rassemble environ 300 évêques venus de toutes les provinces de l’Empire.
L’empereur Constantin qui souhaite unifier l’Empire romain condamne l’arianisme, une doctrine professée par Arius, prêtre d’Alexandrie (250-336) et ses disciples, dans laquelle ils professaient que dans la Trinité, le Fils n’est pas égal au Père.
Lors de ce concile, les fondements du christianisme sont définis. Les pères de l’Église établissent le dogme de la consubstantialité du Christ au Père et fixent la date de la célébration de Pâques.
Sous le règne de l’Empereur Théodose 1er (379-395), par l’édit de Thessalonique (380), le christianisme devient religion d’État.
Si vous voulez en savoir plus :
Constantin trouvant les milieux chrétiens d’Orient divisés et après enquête d’Osius de Cordoue se résout à recourir à un concile oecuménique.
Depuis quelques années un prêtre de l’église d’Alexandrie, Arius s’était opposé à son évêque Alexandre, la querelle théologique portant sur la Trinité.
L’arianisme affirme que Jésus Christ est le Fils de Dieu et n’a pas existé de toute éternité, mais a été créé par Dieu le Père à un moment donné. Cette doctrine est en désaccord frontal avec les vues théologiques des chrétiens homolousiens ( L’homoousia (en grec : ὁμοουσία) est un concept utilisé dans la théologie chrétienne. L’adjectif « consubstantiel » (consubstantialis) a été inventé par Tertullien dans « Contre Hermogène » pour traduire en latin le terme grec homoousios. Cette notion décrit la relation entre les personnes divines de la Trinité et indique que Dieu le Père, Dieu le Fils, et Dieu le saint Esprit sont « d’une même substance » en ce que le Fils est « engendré » « avant tous les âges » ou « éternellement » de l’être propre du Père, à partir duquel l’Esprit « procède » aussi « éternellement ».) de l’époque sur la Trinité et sur la nature du Christ.
Alexandre réunit un concile d’évêques venus d’Égypte et de Lybie qui porte l’anathème sur Arius et l’excommunie.
Arius n’accepte pas cette condamnation, il s’appuie sur Eusèbe de Nicomédie et convoque des synodes provinciaux qui annulent la sentence.
Tout ceci amène un grand désordre avec la création de groupes divers, arianistes de la première heure autour d’Eusèbe de Nicomédie, origénistes autour d’Eusèbe de Césarée, un groupe autour d’Alexandre d’Alexandrie et Athanase, un autre enfin autour d’Eustache d’Antioche et Marcel d’Ancyre qui s’appuie sur la monarchie divine.
Une large majorité se définit pour condamner les erreurs d’Arius.
La profession de Foi proposée par Eusèbe de Césarée proclame le Fils « Dieu de Dieu, Lumière de Lumière » et déclare qu’Il est vrai Dieu issu du vrai Dieu, engendré et non créé, consubstantiel à son Père.
L’emploi du mot consubstantiel marque une date mémorable dans l’histoire doctrinale du christianisme.
Le concile de Nicée :
Du 20 mai au 25 juillet 325, le premier concile oecuménique universel a été convoqué à Nicée, ville de Bithynie par l’empereur Constantin (280-337), converti au christianisme pour condamner l’arianisme. C’est un moment important dans l’histoire de la chrétienté.
Le premier concile de Nicée est un concile général des évêques qui s’est tenu à Nicée (aujourd’hui Iznik, en Turquie), en Bythinie, du 20 mai au 20 juillet 325, dans l’Empire romain, sous l’égide de l’empereur Constantin le Grand qui est considéré par les historiens comme le premier empereur chrétien. Quelques années après avoir été proclamé empereur (306), il se convertit au christianisme, et se fait baptiser la veille de sa mort en 337. Durant son règne, il favorise l’essor de la religion via l’édit de Milan en 313 qui permet aux chrétiens de pratiquer leur culte au grand jour.
Lors de ce concile, les fondements du christianisme sont définis. Les pères de l’Église établissent le dogme de la consubstantialité du Christ au Père et fixent la date de la célébration de Pâques.
Sous le règne de l’Empereur Théodose 1er (379-395), est établi l’édit de Thessalonique (380) pour résoudre la situation particulière de Constantinople, il comporte en son préambule la première définition positive de ce qu’un empereur romain chrétien considère comme l’orthodoxie religieuse; si elle ne contient aucune référence explicite à la formule de Nicée, cette brève formule de foi présentée dans l’édit affirme néanmoins clairement l’égale divinité des trois personnes divines, exposant sans détour la position doctrinale nicéenne de Théodose. L’année suivante le premier concile de Constantinople convoqué à la demande de l’empereur, ne réunissant que des évêques orientaux, établit un symbole de foi désigné sous le nom de Symbole de Nicée Constantinople qui complète le symbole de foi proclamé à Nicée.
La solution apportée à la crise arienne, lors du concile de Nicée, complétée par le concile de Constantinople, est l’adoption du Symbole de Nicée-Constantinople, plus connu sous le nom de Credo (« je crois » en latin), qui confirme la vision trinitaire de la foi chrétienne : Dieu est à la fois Père, Fils et Saint Esprit.
Initié sous le concile de Nicée, celui-ci est actualisé et adopté définitivement lors du premier concile de Constantinople, en 381.
Étymologiquement, le terme « symbole » vient du grec ancien sumbolon qui signifie « mettre ensemble ». Le sumbolon désignait un objet brisé en deux qui était ensuite partagé entre deux partenaires ; il servait alors à sceller un contrat. Ceci a permis d’attribuer au symbole le sens premier d’un engagement, d’une alliance ou d’une promesse, ce qui renvoie à l’adhésion du chrétien à la Parole de Dieu. Car le Credo est avant tout une profession de foi, rassemblant tous les chrétiens autour d’un même dogme : celui de la consubstantialité, du grec homoousios (homos, « même » et ousia, « essence » ou « substance »). En récitant le Credo, les chrétiens déclarent leur foi en l’unité du Père, du Fils et du Saint-Esprit qui partagent la même essence divine. C’est ce que résument les Pères de l’Église cappadociens Basile de Césarée, Grégoire de Nysse et Grégoire de Nazianze dans la formule : « Une Essence, trois Personnes ».
C’est toujours le Credo de Nicée-Constantinople que nous récitons aujourd’hui :
Je crois en un seul Dieu, le Père tout puissant,
créateur du ciel et de la terre, de l’univers visible et invisible,
Je crois en un seul Seigneur, Jésus Christ,
le Fils unique de Dieu, né du Père avant tous les siècles :
Il est Dieu, né de Dieu,
lumière, née de la lumière,
vrai Dieu, né du vrai Dieu
Engendré non pas créé,
consubstantiel au Père ;
et par lui tout a été fait.
Pour nous les hommes, et pour notre salut,
il descendit du ciel;
Par l’Esprit Saint, il a pris chair de la Vierge Marie, et s’est fait homme.
Crucifié pour nous sous Ponce Pilate,
Il souffrit sa passion et fut mis au tombeau.
Il ressuscita le troisième jour,
conformément aux Écritures, et il monta au ciel;
il est assis à la droite du Père.
Il reviendra dans la gloire, pour juger les vivants et les morts
et son règne n’aura pas de fin.
Je crois en l’Esprit Saint, qui est Seigneur et qui donne la vie;
il procède du Père et du Fils.
Avec le Père et le Fils, il reçoit même adoration et même gloire;
il a parlé par les prophètes.
Je crois en l’Église, une, sainte, catholique et apostolique.
Je reconnais un seul baptême pour le pardon des péchés.
J’attends la résurrection des morts, et la vie du monde à venir.
Amen
Le Credo est adopté par tous les évêques, à l’exception d’Arius et de deux de ses partisans, les évêques Second de Ptolémaïde et Théonas de Marmarique. Ces derniers sont anathématisés, c’est-à-dire condamnés pour hérésie et excommuniés de la communauté de foi. Néanmoins, cela ne suffit pas à étouffer la crise arienne et il faut attendre le concile de Constantinople (381) pour que l’arianisme s’essouffle pour de bon.
Publié le 06 février 2025
Concile de Nicée

Le concile de Nicée 1700 ans après.
Le Concile de Nicée est le premier concile œcuménique de l’histoire qui rassemble environ 300 évêques venus de toutes les provinces de l’Empire.
L’empereur Constantin qui souhaite unifier l’Empire romain condamne l’arianisme, une doctrine professée par Arius, prêtre d’Alexandrie (250-336) et ses disciples, dans laquelle ils professaient que dans la Trinité, le Fils n’est pas égal au Père.
Lors de ce concile, les fondements du christianisme sont définis. Les pères de l’Église établissent le dogme de la consubstantialité du Christ au Père et fixent la date de la célébration de Pâques.
Sous le règne de l’Empereur Théodose 1er (379-395), par l’édit de Thessalonique (380), le christianisme devient religion d’État.
Si vous voulez en savoir plus :
Constantin trouvant les milieux chrétiens d’Orient divisés et après enquête d’Osius de Cordoue se résout à recourir à un concile oecuménique.
Depuis quelques années un prêtre de l’église d’Alexandrie, Arius s’était opposé à son évêque Alexandre, la querelle théologique portant sur la Trinité.
L’arianisme affirme que Jésus Christ est le Fils de Dieu et n’a pas existé de toute éternité, mais a été créé par Dieu le Père à un moment donné. Cette doctrine est en désaccord frontal avec les vues théologiques des chrétiens homolousiens ( L’homoousia (en grec : ὁμοουσία) est un concept utilisé dans la théologie chrétienne. L’adjectif « consubstantiel » (consubstantialis) a été inventé par Tertullien dans « Contre Hermogène » pour traduire en latin le terme grec homoousios. Cette notion décrit la relation entre les personnes divines de la Trinité et indique que Dieu le Père, Dieu le Fils, et Dieu le saint Esprit sont « d’une même substance » en ce que le Fils est « engendré » « avant tous les âges » ou « éternellement » de l’être propre du Père, à partir duquel l’Esprit « procède » aussi « éternellement ».) de l’époque sur la Trinité et sur la nature du Christ.
Alexandre réunit un concile d’évêques venus d’Égypte et de Lybie qui porte l’anathème sur Arius et l’excommunie.
Arius n’accepte pas cette condamnation, il s’appuie sur Eusèbe de Nicomédie et convoque des synodes provinciaux qui annulent la sentence.
Tout ceci amène un grand désordre avec la création de groupes divers, arianistes de la première heure autour d’Eusèbe de Nicomédie, origénistes autour d’Eusèbe de Césarée, un groupe autour d’Alexandre d’Alexandrie et Athanase, un autre enfin autour d’Eustache d’Antioche et Marcel d’Ancyre qui s’appuie sur la monarchie divine.
Une large majorité se définit pour condamner les erreurs d’Arius.
La profession de Foi proposée par Eusèbe de Césarée proclame le Fils « Dieu de Dieu, Lumière de Lumière » et déclare qu’Il est vrai Dieu issu du vrai Dieu, engendré et non créé, consubstantiel à son Père.
L’emploi du mot consubstantiel marque une date mémorable dans l’histoire doctrinale du christianisme.
Le concile de Nicée :
Du 20 mai au 25 juillet 325, le premier concile oecuménique universel a été convoqué à Nicée, ville de Bithynie par l’empereur Constantin (280-337), converti au christianisme pour condamner l’arianisme. C’est un moment important dans l’histoire de la chrétienté.
Le premier concile de Nicée est un concile général des évêques qui s’est tenu à Nicée (aujourd’hui Iznik, en Turquie), en Bythinie, du 20 mai au 20 juillet 325, dans l’Empire romain, sous l’égide de l’empereur Constantin le Grand qui est considéré par les historiens comme le premier empereur chrétien. Quelques années après avoir été proclamé empereur (306), il se convertit au christianisme, et se fait baptiser la veille de sa mort en 337. Durant son règne, il favorise l’essor de la religion via l’édit de Milan en 313 qui permet aux chrétiens de pratiquer leur culte au grand jour.
Lors de ce concile, les fondements du christianisme sont définis. Les pères de l’Église établissent le dogme de la consubstantialité du Christ au Père et fixent la date de la célébration de Pâques.
Sous le règne de l’Empereur Théodose 1er (379-395), est établi l’édit de Thessalonique (380) pour résoudre la situation particulière de Constantinople, il comporte en son préambule la première définition positive de ce qu’un empereur romain chrétien considère comme l’orthodoxie religieuse; si elle ne contient aucune référence explicite à la formule de Nicée, cette brève formule de foi présentée dans l’édit affirme néanmoins clairement l’égale divinité des trois personnes divines, exposant sans détour la position doctrinale nicéenne de Théodose. L’année suivante le premier concile de Constantinople convoqué à la demande de l’empereur, ne réunissant que des évêques orientaux, établit un symbole de foi désigné sous le nom de Symbole de Nicée Constantinople qui complète le symbole de foi proclamé à Nicée.
La solution apportée à la crise arienne, lors du concile de Nicée, complétée par le concile de Constantinople, est l’adoption du Symbole de Nicée-Constantinople, plus connu sous le nom de Credo (« je crois » en latin), qui confirme la vision trinitaire de la foi chrétienne : Dieu est à la fois Père, Fils et Saint Esprit.
Initié sous le concile de Nicée, celui-ci est actualisé et adopté définitivement lors du premier concile de Constantinople, en 381.
Étymologiquement, le terme « symbole » vient du grec ancien sumbolon qui signifie « mettre ensemble ». Le sumbolon désignait un objet brisé en deux qui était ensuite partagé entre deux partenaires ; il servait alors à sceller un contrat. Ceci a permis d’attribuer au symbole le sens premier d’un engagement, d’une alliance ou d’une promesse, ce qui renvoie à l’adhésion du chrétien à la Parole de Dieu. Car le Credo est avant tout une profession de foi, rassemblant tous les chrétiens autour d’un même dogme : celui de la consubstantialité, du grec homoousios (homos, « même » et ousia, « essence » ou « substance »). En récitant le Credo, les chrétiens déclarent leur foi en l’unité du Père, du Fils et du Saint-Esprit qui partagent la même essence divine. C’est ce que résument les Pères de l’Église cappadociens Basile de Césarée, Grégoire de Nysse et Grégoire de Nazianze dans la formule : « Une Essence, trois Personnes ».
C’est toujours le Credo de Nicée-Constantinople que nous récitons aujourd’hui :
Je crois en un seul Dieu, le Père tout puissant,
créateur du ciel et de la terre, de l’univers visible et invisible,
Je crois en un seul Seigneur, Jésus Christ,
le Fils unique de Dieu, né du Père avant tous les siècles :
Il est Dieu, né de Dieu,
lumière, née de la lumière,
vrai Dieu, né du vrai Dieu
Engendré non pas créé,
consubstantiel au Père ;
et par lui tout a été fait.
Pour nous les hommes, et pour notre salut,
il descendit du ciel;
Par l’Esprit Saint, il a pris chair de la Vierge Marie, et s’est fait homme.
Crucifié pour nous sous Ponce Pilate,
Il souffrit sa passion et fut mis au tombeau.
Il ressuscita le troisième jour,
conformément aux Écritures, et il monta au ciel;
il est assis à la droite du Père.
Il reviendra dans la gloire, pour juger les vivants et les morts
et son règne n’aura pas de fin.
Je crois en l’Esprit Saint, qui est Seigneur et qui donne la vie;
il procède du Père et du Fils.
Avec le Père et le Fils, il reçoit même adoration et même gloire;
il a parlé par les prophètes.
Je crois en l’Église, une, sainte, catholique et apostolique.
Je reconnais un seul baptême pour le pardon des péchés.
J’attends la résurrection des morts, et la vie du monde à venir.
Amen
Le Credo est adopté par tous les évêques, à l’exception d’Arius et de deux de ses partisans, les évêques Second de Ptolémaïde et Théonas de Marmarique. Ces derniers sont anathématisés, c’est-à-dire condamnés pour hérésie et excommuniés de la communauté de foi. Néanmoins, cela ne suffit pas à étouffer la crise arienne et il faut attendre le concile de Constantinople (381) pour que l’arianisme s’essouffle pour de bon.
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Publié le 06 février 2025