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Depuis vingt siècles, la mémoire des dernières heures de la vie de Jésus a retenu l’attention de l’Eglise et la piété des fidèles a trouvé dans le chemin de croix un moyen d’exprimer sa dévotion en dehors de la liturgie proprement dite. Le Vendredi Saint, l’Eglise nous fait suivre le Christ pas à pas dans le combat qu’il a accepté de vivre pour nous racheter de nos péchés.
Le chemin de croix qui accompagne Jésus vers sa mort est une contemplation active qui veut aider chacun à entrer dans le mystère de l’amour de Dieu, manifesté en son Fils. D’autre part, dans l’intercession pour le monde tel que Jésus l’a vécu en s’offrant sur la croix, une telle démarche ne peut se faire que dans la perspective de sa Résurrection à Pâques. Le chemin de croix apparaît donc comme un pèlerinage « en esprit », c’est pourquoi il touche celui qui l’entreprend sous trois aspects, tant physiques que spirituels : la marche, la méditation et l’intercession.
La marche
Pour épouser les sentiments du Christ, il est nécessaire d’avancer pas à pas. Pour entrer dans les profondeurs de l’amour du Père, il faut qu’un chemin se creuse, de station en station. Le déplacement physique invite à un déplacement intérieur. Il s’agit de se laisser façonner par la marche, de suivre le Christ pas à pas, de nous laisser conduire sur le chemin qu’il emprunte, et non de le précéder. Il s’agit d’entrer plus profondément dans notre condition de disciple.
La méditation
Le pas Ă pas s’accompagne du mouvement progressif de la mĂ©ditation qui nous invite Ă faire mĂ©moire du chemin accompli par JĂ©sus lui-mĂŞme. L’Évangile est le fondement de cette mĂ©ditation qui appelle le pèlerin Ă une dĂ©couverte progressive de la misĂ©ricorde du Père, en mĂŞme temps qu’il est invitĂ© en contemplant JĂ©sus anĂ©anti sous les coups de la Passion, Ă reconnaĂ®tre en lui le Christ, Serviteur de l’amour du Père pour notre humanitĂ©.
L’intercession
Tout pèlerinage s’accompagne de prière. Dans le cadre du chemin de croix, la prière voudrait prendre en charge toutes les situations de souffrance, d’épreuve, de détresse, de mort que nous rencontrons autour de nous dans la vie quotidienne ; toutes les vies des hommes de ce monde que le Christ, dans son  mystère pascal, a offertes au Père.
La pratique du Chemin de croix peut se faire de manière solennelle, communautaire et processionnelle ou de manière privée, au sein d’une église ou même en pleine ville.
Quelles sont les stations du Chemin de croix ?
Le Chemin de la croix n’est pas un acte de sadomasochisme, il est l’unique qui vainc le pĂ©ché le mal et la mort, parce qu’il dĂ©bouche sur la lumière radieuse de la RĂ©surrection du Christ, en ouvrant les horizons de la vie nouvelle et pleine. C’est le Chemin de l’EspĂ©rance et de l’avenir. Celui qui le parcourt avec gĂ©nĂ©rositĂ© et avec foi, donne EspĂ©rance avenir Ă l’humanitĂ©. Il sème l’espoir.
Les 14 stations du Chemin de croix
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- 1e station : Jésus est condamné à mort
- 2e station : Jésus est chargé de sa croix
- 3e station : Jésus tombe sous le bois de la croix
- 4e station : Jésus rencontre sa Mère
- 5e station : Simon de Cyrène aide Jésus à porter sa croix
- 6e station : Véronique essuie la face de Jésus
- 7e station : Jésus tombe pour la seconde fois
- 8e station : Jésus console les filles de Jérusalem
- 9e station : Jésus tombe pour la 3e fois
- 10e station : Jésus est dépouillé de ses vêtements
- 11e station : Jésus est attaché à la croix
- 12e station : Jésus meurt sur la croix
- 13e station : Jésus est descendu de la croix et remis à sa mère
- 14e station : Jésus est mis dans le sépulcre
- (15e station : avec Marie, dans l’EspĂ©rance de la RĂ©surrection)