Le mercredi des Cendres (en latin Dies cinerum, « Jour des cendres ») est un jour de pénitence qui marque le début du Carême dans le christianisme. Cette fête mobile a lieu 47 jours avant Pâques en comput ancien. La veille du mercredi des Cendres, le Mardi gras, est le dernier jour « gras » avant le carême, qui va durer 40 jours.
La ritualisation des cendres est liée à la pénitence dès l’Ancien Testament, notamment dans le Livre de Daniel et le Livre de Jonas : « Et je tournai ma face vers le Seigneur Dieu, me disposant à la prière et à la supplication par le jeûne, et avec le sac et la cendre» et « Le bruit étant parvenu jusqu’au roi de Ninive, il se leva de son trône, jeta bas son manteau, se couvrit d’un cilice et s’assit sur la cendre. »
Dans le christianisme, le premier concile de Nicée, en 325, préconise un jeûne de quarante jours pour préparer Pâques.
Le pape Grégoire Ier institue aux alentours de l’an 591 la coutume, en ce mercredi, de consacrer au service divin les cendres des rameaux de l’année précédente et de tracer avec ces cendres une croix sur le front des fidèles. En recevant cette croix de cendres, les fidèles doivent prendre conscience de leur caractère éphémère et faillible. Aussi, sont-ils appelés à la conversion (en grec ancien : μετάνοια, metanoia : « repentance », accompagnée de « changement de pensée, changement de sens, conversion de la pensée »).
La première prière pour la bénédiction des cendres date du xie siècle. Lors du synode de Bénévent (1091), le pape Urbain II recommande la coutume de l’éparpillement des cendres pour toute l’Église.
La pénitence peut se résumer en trois actions : la prière, l’aumône et le jeûne. Le but est de se préparer à la fête de Pâques. C’est une manière concrète pour le chrétien de s’unir à Jésus-Christ, qui lui-même, après son baptême par Jean le Baptiste, a jeûné quarante jours dans le désert pour se préparer à sa mission, celle de sa mort et de sa résurrection.
C’est aussi l’occasion de se détacher de tout ce qui éloigne de Dieu ; le jeûne ne prend pas toujours la forme de privation de nourriture, mais peut être plus large. Diminuer ou se priver représente un chemin de détachement et d’humilité qui permet de mieux prendre conscience de ce que tant d’êtres humains sur Terre vivent au quotidien, et de rester dans une attitude d’accueil : que le prochain en difficulté ne nous soit pas étranger.
Dans le christianisme primitif, ce qui était mis de côté par ceux qui jeûnaient était redistribué aux pauvres.
Source Wikipédia