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La Bible nous éclaire sur la mort

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Comment est née dans la Bible la vie « au-delà » de la mort ? (acticle de Christel Juquois dans La Croix)

Comment la Bible parle-t-elle de l’au-delà ? De l’absence de vie après la mort au « ciel » lumineux promis aux chrétiens, en passant par le schéol, ce lieu souterrain énigmatique autant qu’obscur, la réponse est multiple et évolue tout au long des Écritures. Ce petit livre du père Gérard Billon, bibliste et enseignant à l’Institut catholique de Paris, est très éclairant pour comprendre la genèse de l’espérance chrétienne en un « au-delà du tombeau » où la vie triomphe définitivement de la mort et qui se prépare dès maintenant.

De l’au-delà, nul n’est jamais revenu, sauf quelques jeunes gens « réanimés » plutôt que « ressuscités » dans l’Ancien et le Nouveau Testaments. Mais même Lazare, ramené par Jésus d’entre les morts après quatre jours et un début de décomposition corporelle, ne dira rien de ce qu’il a pu en voir

Cependant, les images utilisées dans les récits des visions des prophètes, dans le cri des Psaumes, dans les livres apocalyptiques, dans les paraboles de Jésus ou les épîtres de Paul « donnent sa consistance au concept sans l’épuiser. On les déplie pour le saisir et le discuter. Puis on revient au texte où elles faisaient sens et on le relit d’un œil neuf ».

Les textes bibliques sur la mort.

Si je traverse les ravins de la mort, je ne crains aucun mal, * car tu es avec moi : ton bâton me guide et me rassure. Psaume 22 ; 4

L’Éternel est près de ceux qui ont le cœur brisé, et il sauve ceux qui ont l’esprit abattu. Psaume 34 ; 19

Tu comptes les pas de ma vie errante ; recueille mes larmes dans ton outre : ne sont-elles pas inscrites dans ton livre. Psaume 56 ; 9

Car les vivants savent qu’ils mourront, mais les morts ne savent plus rien. Pour eux, plus de récompense, ils sont tombés dans l’oubli.

Leurs amours, leurs haines, leurs jalousies ont déjà disparu. Plus jamais ils n’auront part à tout ce qui se fait sous le soleil. Ecclésiaste 9 ; 5-6

Sur cette montagne, il fera disparaître le voile de deuil qui enveloppe tous les peuples et le linceul qui couvre toutes les nations.

Il fera disparaître la mort pour toujours. Le Seigneur Dieu essuiera les larmes sur tous les visages, et par toute la terre il effacera l’humiliation de son peuple. Le Seigneur a parlé. Isaïe 25 ; 7-8

 Tes morts revivront, leurs cadavres se lèveront. Ils se réveilleront, crieront de joie, ceux qui demeurent dans la poussière, car ta rosée, Seigneur, est rosée de lumière, et le pays des ombres redonnera la vie. Isaïe 26 ; 19

Beaucoup de ceux qui dorment dans la poussière de la terre se réveilleront, les uns pour la vie éternelle, et les autres pour, l’opprobre, pour la honte éternelle. Daniel 12 ; 2

Vais-je les libérer de l’emprise des enfers, les racheter de la mort ? Mort, où est ta pestilence ? Enfers, où est votre fléau ? Toute consolation se dérobe à mes yeux. Osée 13 ; 14

Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés. Matthieu 5 ; 4

car ils ne peuvent plus mourir : ils sont semblables aux anges, ils sont enfants de Dieu et enfants de la résurrection.

Que les morts ressuscitent, Moïse lui-même le fait comprendre dans le récit du buisson ardent, quand il appelle le Seigneur le Dieu d’Abraham, Dieu d’Isaac, Dieu de Jacob.

Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants. Tous, en effet, vivent pour lui. » Luc 20 ; 36-38

 De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé,

afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle.

Car Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle. Jean 3 : 14-16

Ne soyez pas étonnés ; l’heure vient où tous ceux qui sont dans les tombeaux entendront sa voix ;

alors, ceux qui ont fait le bien sortiront pour ressusciter et vivre, ceux qui ont fait le mal, pour ressusciter et être jugés . Jean 5 ; 28-29

Jésus lui dit : « Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ;

 quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ? » Jean 11 ; 25-26

J’en ai la certitude : ni la mort ni la vie, ni les anges ni les Principautés célestes, ni le présent ni l’avenir, ni les Puissances,

ni les hauteurs, ni les abîmes, ni aucune autre créature, rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu qui est dans le Christ Jésus notre Seigneur. Romains 8 ; 38-39

Si nous avons mis notre espoir dans le Christ pour cette vie seulement, nous sommes les plus à plaindre de tous les hommes.

Mais non ! le Christ est ressuscité d’entre les morts, lui, premier ressuscité parmi ceux qui se sont endormis.

Car, la mort étant venue par un homme, c’est par un homme aussi que vient la résurrection des morts.

En effet, de même que tous les hommes meurent en Adam, de même c’est dans le Christ que tous recevront la vie,

mais chacun à son rang : en premier, le Christ, et ensuite, lors du retour du Christ, ceux qui lui appartiennent. 1 corinthiens 15 ; 19-23

Mais nous, nous avons notre citoyenneté dans les cieux, d’où nous attendons comme sauveur le Seigneur Jésus Christ,

Lui qui transformera nos pauvres corps à l’image de son corps glorieux, avec la puissance active qui le rend même capable de tout mettre sous son pouvoir. Philippiens 3 ; 20-21

Jésus, nous le croyons, est mort et ressuscité ; de même, nous le croyons aussi, ceux qui se sont endormis, Dieu, par Jésus, les emmènera avec lui.

Car, sur la parole du Seigneur, nous vous déclarons ceci : nous les vivants, nous qui sommes encore là pour la venue du Seigneur, nous ne devancerons pas ceux qui se sont endormis.

Au signal donné par la voix de l’archange, et par la trompette divine, le Seigneur lui-même descendra du ciel, et ceux qui sont morts dans le Christ ressusciteront d’abord.

Ensuite, nous les vivants, nous qui sommes encore là, nous serons emportés sur les nuées du ciel, en même temps qu’eux, à la rencontre du Seigneur. Ainsi, nous serons pour toujours avec le Seigneur.

Réconfortez-vous donc les uns les autres avec ce que je viens de dire. Thessaloniciens 4 ; 14-18

Quand je le vis, je tombai à ses pieds comme mort, mais il posa sur moi sa main droite, en disant : « Ne crains pas. Moi, je suis le Premier et le Dernier,

le Vivant : j’étais mort, et me voilà vivant pour les siècles des siècles ; je détiens les clés de la mort et du séjour des morts. Apocalypse 1 ; 17-18

 Puis j’ai vu des trônes : à ceux qui vinrent y siéger fut donné le pouvoir de juger. Et j’ai vu les âmes de ceux qui ont été décapités à cause du témoignage pour Jésus, et à cause de la parole de Dieu, eux qui ne se sont pas prosternés devant la Bête et son image, et qui n’ont pas reçu sa marque sur le front ou sur la main. Ils revinrent à la vie, et ils régnèrent avec le Christ pendant mille ans.

Le reste des morts ne revint pas à la vie tant que les mille ans ne furent pas arrivés à leur terme. Telle est la première résurrection. Apocalypse 20 ; 4-5

Il essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus, et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur : ce qui était en premier s’en est allé. » Apocalypse 21 ; 4

 

Que dit l’Église catholique ? 

L’énigme de la mort et de la souffrance

La mort est le terme naturel de la vie terrestre même si elle peut paraître injuste. Pour les proches, c’est une rupture douloureuse, parfois tragique. Face à la mort, il est difficile de s’exprimer. Devant le désespoir, on se sent toujours petit.

Nous n’avons pas nous-même l’expérience de la mort, la seule expérience que nous avons de la mort, c’est celle qui consiste à faire un bout de chemin avec celui qui va mourir.

Comment regarder la mort avec des yeux de chrétiens ?

Le Christ s’est peu exprimé sur la vie après la mort physique. Il a simplement affirmé que la vie qu’Il donnait, lui, c’est-à-dire la vie éternelle, n’était pas altérée par la mort.
Les chrétiens croient qu’après la mort, ils sont vivants avec Dieu pour toujours. Notre corps n’existe plus, mais grâce à Jésus Christ, mort et ressuscité, nous passons nous aussi de la mort à la vie avec Dieu. Il est le chemin qui mène au Père.

L’espérance de la résurrection 

Nous croyons que la mort est un passage vers Dieu dans la vie éternelle.
Le Christ l’a annoncé. Il a ouvert ce chemin par sa vie, sa mort et sa résurrection dans la vie éternelle, déjà reçue au Baptême , nous retrouverons ceux qui nous ont précédés auprès de Dieu.

Le Paradis, le purgatoire et l’Enfer sont des états de l’Âme, ce ne sont pas des lieux.

Au purgatoire, l’amour de Dieu nous purifie. (Serviteurs de Jésus et Marie)

L’enfer, c’est le refus de Dieu et l’enfermement sur soi

 Refuser la relation avec Dieu est possible parce que Dieu ne nous force jamais à l’aimer. Nous avons donc cette possibilité de le refuser et l’enfer, c’est cette éternisation du péché, c’est-à-dire du refus volontaire de Dieu. À la mort, l’enfer est le résultat du péché et du refus de l’amour jusqu’au bout. C’est une exigence, à la fois de la justice et de l’amour de Dieu. (sanctuaire de Notre Dame de Montligeon)

Trois Prières pour nous aider face à la mort

Saint Augustin (354-430)

Ne pleure pas si tu m’aimes.

Si tu savais le don de Dieu et ce que c’est que le Ciel.

Si tu pouvais d’ici entendre le chant des Anges

et me voir au milieu d’eux.

Si tu pouvais voir se dérouler sous tes yeux

les horizons et les champs éternels,

les nouveaux sentiers où je marche !

Si, un instant, tu pouvais contempler comme moi

la Beauté devant laquelle toutes les beautés pâlissent.

Quoi, tu m’as vu, tu m’as aimé

dans le pays des ombres et tu ne pourrais ni me revoir,

ni m’aimer dans le pays des immuables réalités !

Crois-moi, quand la mort viendra briser tes liens

comme elle a brisé ceux qui m’enchaînaient et, quand

un jour que Dieu connaît et qu’il a fixé, ton âme viendra

dans ce ciel où l’a précédée la mienne, ce jour-là tu me

reverras, tu retrouveras mon affection épurée.

A Dieu ne plaise qu’entrant dans une vie plus heu-

reuse, infidèle aux souvenirs et aux vraies joies de mon

autre vie, je sois devenu moins aimant.

Tu me reverras donc, transfiguré dans l’extase et le

bonheur, non plus attendant la mort, mais avançant

d’instant en instant avec toi dans les sentiers nouveaux

de la Lumière et de la Vie.

Essuie tes larmes et ne pleure plus si tu m’aimes.

Saint Jean de la Croix (1542-1591)

Ce qui se passe de l’autre côté,

quand tout pour moi aura basculé dans l’Eternité.

Je ne le sais pas ! Je crois,

je crois seulement qu’un grand Amour m’attend.

Je sais pourtant qu’alors, pauvre et dépouillé,

je laisserai Dieu peser le poids de ma vie.

Mais ne pensez pas que je désespère. Non, je crois,

je crois tellement qu’un grand Amour m’attend.

Maintenant que mon heure est proche, que la voix de

l’Eternité m’invite à franchir le mur, ce que j’ai cru,

je le croirai plus fort au pas de la mort.

C’est vers un Amour que je marche en m’en allant,

c’est vers son Amour que je tends les bras,

c’est dans la vie que je descends doucement.

Si je meurs ne pleurez pas, c’est un Amour qui me

prend paisiblement. Si j’ai peur ? Et pourquoi pas !

Rappelez-moi souvent, simplement, qu’un Amour m’at-

tend. Mon Rédempteur va m’ouvrir la porte de la joie,

de sa Lumière.

Oui, Père ! Voici que je viens vers toi

comme un enfant, je viens me jeter dans ton Amour,

ton Amour qui m’attend.

Sœur Emmanuelle (1908-2008)

Seigneur je nous confie tous à Toi car je suis sûre de Toi,

je suis sûre que Tu nous sauves, je suis sûre qu’à chacun

de nous, les pauvres types, Tu vas dire le jour de notre

mort, la même parole qu’au brigand pendu près de Toi :

« Tu seras avec moi dans le Paradis » (Lc 23, 43) car il y

aura un soir ou Tu nous revêtiras de Toi.

Toi qui est Dieu

et qui es devenu un pauvre homme comme nous, Tu as

eu faim et soif comme nous, Tu as eu peur et Tu as pleu-

ré, comme nous, Tu es mort. Ton pauvre corps a été mis

dans la tombe comme le sera le nôtre, et Tu en es sorti

transfiguré, comme nous en sortirons un jour.

Mon bien-aimé, avec Toi, la mort est belle,

la Résurrection nous attend.

Merci. Amen.

Publié le 01 novembre 2026

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La Bible nous éclaire sur la mort

Comment est née dans la Bible la vie « au-delà » de la mort ? (acticle de Christel Juquois dans La Croix)

Comment la Bible parle-t-elle de l’au-delà ? De l’absence de vie après la mort au « ciel » lumineux promis aux chrétiens, en passant par le schéol, ce lieu souterrain énigmatique autant qu’obscur, la réponse est multiple et évolue tout au long des Écritures. Ce petit livre du père Gérard Billon, bibliste et enseignant à l’Institut catholique de Paris, est très éclairant pour comprendre la genèse de l’espérance chrétienne en un « au-delà du tombeau » où la vie triomphe définitivement de la mort et qui se prépare dès maintenant.

De l’au-delà, nul n’est jamais revenu, sauf quelques jeunes gens « réanimés » plutôt que « ressuscités » dans l’Ancien et le Nouveau Testaments. Mais même Lazare, ramené par Jésus d’entre les morts après quatre jours et un début de décomposition corporelle, ne dira rien de ce qu’il a pu en voir

Cependant, les images utilisées dans les récits des visions des prophètes, dans le cri des Psaumes, dans les livres apocalyptiques, dans les paraboles de Jésus ou les épîtres de Paul « donnent sa consistance au concept sans l’épuiser. On les déplie pour le saisir et le discuter. Puis on revient au texte où elles faisaient sens et on le relit d’un œil neuf ».

Les textes bibliques sur la mort.

Si je traverse les ravins de la mort, je ne crains aucun mal, * car tu es avec moi : ton bâton me guide et me rassure. Psaume 22 ; 4

L’Éternel est près de ceux qui ont le cœur brisé, et il sauve ceux qui ont l’esprit abattu. Psaume 34 ; 19

Tu comptes les pas de ma vie errante ; recueille mes larmes dans ton outre : ne sont-elles pas inscrites dans ton livre. Psaume 56 ; 9

Car les vivants savent qu’ils mourront, mais les morts ne savent plus rien. Pour eux, plus de récompense, ils sont tombés dans l’oubli.

Leurs amours, leurs haines, leurs jalousies ont déjà disparu. Plus jamais ils n’auront part à tout ce qui se fait sous le soleil. Ecclésiaste 9 ; 5-6

Sur cette montagne, il fera disparaître le voile de deuil qui enveloppe tous les peuples et le linceul qui couvre toutes les nations.

Il fera disparaître la mort pour toujours. Le Seigneur Dieu essuiera les larmes sur tous les visages, et par toute la terre il effacera l’humiliation de son peuple. Le Seigneur a parlé. Isaïe 25 ; 7-8

 Tes morts revivront, leurs cadavres se lèveront. Ils se réveilleront, crieront de joie, ceux qui demeurent dans la poussière, car ta rosée, Seigneur, est rosée de lumière, et le pays des ombres redonnera la vie. Isaïe 26 ; 19

Beaucoup de ceux qui dorment dans la poussière de la terre se réveilleront, les uns pour la vie éternelle, et les autres pour, l’opprobre, pour la honte éternelle. Daniel 12 ; 2

Vais-je les libérer de l’emprise des enfers, les racheter de la mort ? Mort, où est ta pestilence ? Enfers, où est votre fléau ? Toute consolation se dérobe à mes yeux. Osée 13 ; 14

Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés. Matthieu 5 ; 4

car ils ne peuvent plus mourir : ils sont semblables aux anges, ils sont enfants de Dieu et enfants de la résurrection.

Que les morts ressuscitent, Moïse lui-même le fait comprendre dans le récit du buisson ardent, quand il appelle le Seigneur le Dieu d’Abraham, Dieu d’Isaac, Dieu de Jacob.

Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants. Tous, en effet, vivent pour lui. » Luc 20 ; 36-38

 De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé,

afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle.

Car Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle. Jean 3 : 14-16

Ne soyez pas étonnés ; l’heure vient où tous ceux qui sont dans les tombeaux entendront sa voix ;

alors, ceux qui ont fait le bien sortiront pour ressusciter et vivre, ceux qui ont fait le mal, pour ressusciter et être jugés . Jean 5 ; 28-29

Jésus lui dit : « Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ;

 quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ? » Jean 11 ; 25-26

J’en ai la certitude : ni la mort ni la vie, ni les anges ni les Principautés célestes, ni le présent ni l’avenir, ni les Puissances,

ni les hauteurs, ni les abîmes, ni aucune autre créature, rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu qui est dans le Christ Jésus notre Seigneur. Romains 8 ; 38-39

Si nous avons mis notre espoir dans le Christ pour cette vie seulement, nous sommes les plus à plaindre de tous les hommes.

Mais non ! le Christ est ressuscité d’entre les morts, lui, premier ressuscité parmi ceux qui se sont endormis.

Car, la mort étant venue par un homme, c’est par un homme aussi que vient la résurrection des morts.

En effet, de même que tous les hommes meurent en Adam, de même c’est dans le Christ que tous recevront la vie,

mais chacun à son rang : en premier, le Christ, et ensuite, lors du retour du Christ, ceux qui lui appartiennent. 1 corinthiens 15 ; 19-23

Mais nous, nous avons notre citoyenneté dans les cieux, d’où nous attendons comme sauveur le Seigneur Jésus Christ,

Lui qui transformera nos pauvres corps à l’image de son corps glorieux, avec la puissance active qui le rend même capable de tout mettre sous son pouvoir. Philippiens 3 ; 20-21

Jésus, nous le croyons, est mort et ressuscité ; de même, nous le croyons aussi, ceux qui se sont endormis, Dieu, par Jésus, les emmènera avec lui.

Car, sur la parole du Seigneur, nous vous déclarons ceci : nous les vivants, nous qui sommes encore là pour la venue du Seigneur, nous ne devancerons pas ceux qui se sont endormis.

Au signal donné par la voix de l’archange, et par la trompette divine, le Seigneur lui-même descendra du ciel, et ceux qui sont morts dans le Christ ressusciteront d’abord.

Ensuite, nous les vivants, nous qui sommes encore là, nous serons emportés sur les nuées du ciel, en même temps qu’eux, à la rencontre du Seigneur. Ainsi, nous serons pour toujours avec le Seigneur.

Réconfortez-vous donc les uns les autres avec ce que je viens de dire. Thessaloniciens 4 ; 14-18

Quand je le vis, je tombai à ses pieds comme mort, mais il posa sur moi sa main droite, en disant : « Ne crains pas. Moi, je suis le Premier et le Dernier,

le Vivant : j’étais mort, et me voilà vivant pour les siècles des siècles ; je détiens les clés de la mort et du séjour des morts. Apocalypse 1 ; 17-18

 Puis j’ai vu des trônes : à ceux qui vinrent y siéger fut donné le pouvoir de juger. Et j’ai vu les âmes de ceux qui ont été décapités à cause du témoignage pour Jésus, et à cause de la parole de Dieu, eux qui ne se sont pas prosternés devant la Bête et son image, et qui n’ont pas reçu sa marque sur le front ou sur la main. Ils revinrent à la vie, et ils régnèrent avec le Christ pendant mille ans.

Le reste des morts ne revint pas à la vie tant que les mille ans ne furent pas arrivés à leur terme. Telle est la première résurrection. Apocalypse 20 ; 4-5

Il essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus, et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur : ce qui était en premier s’en est allé. » Apocalypse 21 ; 4

 

Que dit l’Église catholique ? 

L’énigme de la mort et de la souffrance

La mort est le terme naturel de la vie terrestre même si elle peut paraître injuste. Pour les proches, c’est une rupture douloureuse, parfois tragique. Face à la mort, il est difficile de s’exprimer. Devant le désespoir, on se sent toujours petit.

Nous n’avons pas nous-même l’expérience de la mort, la seule expérience que nous avons de la mort, c’est celle qui consiste à faire un bout de chemin avec celui qui va mourir.

Comment regarder la mort avec des yeux de chrétiens ?

Le Christ s’est peu exprimé sur la vie après la mort physique. Il a simplement affirmé que la vie qu’Il donnait, lui, c’est-à-dire la vie éternelle, n’était pas altérée par la mort.
Les chrétiens croient qu’après la mort, ils sont vivants avec Dieu pour toujours. Notre corps n’existe plus, mais grâce à Jésus Christ, mort et ressuscité, nous passons nous aussi de la mort à la vie avec Dieu. Il est le chemin qui mène au Père.

L’espérance de la résurrection 

Nous croyons que la mort est un passage vers Dieu dans la vie éternelle.
Le Christ l’a annoncé. Il a ouvert ce chemin par sa vie, sa mort et sa résurrection dans la vie éternelle, déjà reçue au Baptême , nous retrouverons ceux qui nous ont précédés auprès de Dieu.

Le Paradis, le purgatoire et l’Enfer sont des états de l’Âme, ce ne sont pas des lieux.

Au purgatoire, l’amour de Dieu nous purifie. (Serviteurs de Jésus et Marie)

L’enfer, c’est le refus de Dieu et l’enfermement sur soi

 Refuser la relation avec Dieu est possible parce que Dieu ne nous force jamais à l’aimer. Nous avons donc cette possibilité de le refuser et l’enfer, c’est cette éternisation du péché, c’est-à-dire du refus volontaire de Dieu. À la mort, l’enfer est le résultat du péché et du refus de l’amour jusqu’au bout. C’est une exigence, à la fois de la justice et de l’amour de Dieu. (sanctuaire de Notre Dame de Montligeon)

Trois Prières pour nous aider face à la mort

Saint Augustin (354-430)

Ne pleure pas si tu m’aimes.

Si tu savais le don de Dieu et ce que c’est que le Ciel.

Si tu pouvais d’ici entendre le chant des Anges

et me voir au milieu d’eux.

Si tu pouvais voir se dérouler sous tes yeux

les horizons et les champs éternels,

les nouveaux sentiers où je marche !

Si, un instant, tu pouvais contempler comme moi

la Beauté devant laquelle toutes les beautés pâlissent.

Quoi, tu m’as vu, tu m’as aimé

dans le pays des ombres et tu ne pourrais ni me revoir,

ni m’aimer dans le pays des immuables réalités !

Crois-moi, quand la mort viendra briser tes liens

comme elle a brisé ceux qui m’enchaînaient et, quand

un jour que Dieu connaît et qu’il a fixé, ton âme viendra

dans ce ciel où l’a précédée la mienne, ce jour-là tu me

reverras, tu retrouveras mon affection épurée.

A Dieu ne plaise qu’entrant dans une vie plus heu-

reuse, infidèle aux souvenirs et aux vraies joies de mon

autre vie, je sois devenu moins aimant.

Tu me reverras donc, transfiguré dans l’extase et le

bonheur, non plus attendant la mort, mais avançant

d’instant en instant avec toi dans les sentiers nouveaux

de la Lumière et de la Vie.

Essuie tes larmes et ne pleure plus si tu m’aimes.

Saint Jean de la Croix (1542-1591)

Ce qui se passe de l’autre côté,

quand tout pour moi aura basculé dans l’Eternité.

Je ne le sais pas ! Je crois,

je crois seulement qu’un grand Amour m’attend.

Je sais pourtant qu’alors, pauvre et dépouillé,

je laisserai Dieu peser le poids de ma vie.

Mais ne pensez pas que je désespère. Non, je crois,

je crois tellement qu’un grand Amour m’attend.

Maintenant que mon heure est proche, que la voix de

l’Eternité m’invite à franchir le mur, ce que j’ai cru,

je le croirai plus fort au pas de la mort.

C’est vers un Amour que je marche en m’en allant,

c’est vers son Amour que je tends les bras,

c’est dans la vie que je descends doucement.

Si je meurs ne pleurez pas, c’est un Amour qui me

prend paisiblement. Si j’ai peur ? Et pourquoi pas !

Rappelez-moi souvent, simplement, qu’un Amour m’at-

tend. Mon Rédempteur va m’ouvrir la porte de la joie,

de sa Lumière.

Oui, Père ! Voici que je viens vers toi

comme un enfant, je viens me jeter dans ton Amour,

ton Amour qui m’attend.

Sœur Emmanuelle (1908-2008)

Seigneur je nous confie tous à Toi car je suis sûre de Toi,

je suis sûre que Tu nous sauves, je suis sûre qu’à chacun

de nous, les pauvres types, Tu vas dire le jour de notre

mort, la même parole qu’au brigand pendu près de Toi :

« Tu seras avec moi dans le Paradis » (Lc 23, 43) car il y

aura un soir ou Tu nous revêtiras de Toi.

Toi qui est Dieu

et qui es devenu un pauvre homme comme nous, Tu as

eu faim et soif comme nous, Tu as eu peur et Tu as pleu-

ré, comme nous, Tu es mort. Ton pauvre corps a été mis

dans la tombe comme le sera le nôtre, et Tu en es sorti

transfiguré, comme nous en sortirons un jour.

Mon bien-aimé, avec Toi, la mort est belle,

la Résurrection nous attend.

Merci. Amen.

Publié le 01 novembre 2026

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La Bible nous éclaire sur la mort

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Comment est née dans la Bible la vie « au-delà » de la mort ? (acticle de Christel Juquois dans La Croix)

Comment la Bible parle-t-elle de l’au-delà ? De l’absence de vie après la mort au « ciel » lumineux promis aux chrétiens, en passant par le schéol, ce lieu souterrain énigmatique autant qu’obscur, la réponse est multiple et évolue tout au long des Écritures. Ce petit livre du père Gérard Billon, bibliste et enseignant à l’Institut catholique de Paris, est très éclairant pour comprendre la genèse de l’espérance chrétienne en un « au-delà du tombeau » où la vie triomphe définitivement de la mort et qui se prépare dès maintenant.

De l’au-delà, nul n’est jamais revenu, sauf quelques jeunes gens « réanimés » plutôt que « ressuscités » dans l’Ancien et le Nouveau Testaments. Mais même Lazare, ramené par Jésus d’entre les morts après quatre jours et un début de décomposition corporelle, ne dira rien de ce qu’il a pu en voir

Cependant, les images utilisées dans les récits des visions des prophètes, dans le cri des Psaumes, dans les livres apocalyptiques, dans les paraboles de Jésus ou les épîtres de Paul « donnent sa consistance au concept sans l’épuiser. On les déplie pour le saisir et le discuter. Puis on revient au texte où elles faisaient sens et on le relit d’un œil neuf ».

Les textes bibliques sur la mort.

Si je traverse les ravins de la mort, je ne crains aucun mal, * car tu es avec moi : ton bâton me guide et me rassure. Psaume 22 ; 4

L’Éternel est près de ceux qui ont le cœur brisé, et il sauve ceux qui ont l’esprit abattu. Psaume 34 ; 19

Tu comptes les pas de ma vie errante ; recueille mes larmes dans ton outre : ne sont-elles pas inscrites dans ton livre. Psaume 56 ; 9

Car les vivants savent qu’ils mourront, mais les morts ne savent plus rien. Pour eux, plus de récompense, ils sont tombés dans l’oubli.

Leurs amours, leurs haines, leurs jalousies ont déjà disparu. Plus jamais ils n’auront part à tout ce qui se fait sous le soleil. Ecclésiaste 9 ; 5-6

Sur cette montagne, il fera disparaître le voile de deuil qui enveloppe tous les peuples et le linceul qui couvre toutes les nations.

Il fera disparaître la mort pour toujours. Le Seigneur Dieu essuiera les larmes sur tous les visages, et par toute la terre il effacera l’humiliation de son peuple. Le Seigneur a parlé. Isaïe 25 ; 7-8

 Tes morts revivront, leurs cadavres se lèveront. Ils se réveilleront, crieront de joie, ceux qui demeurent dans la poussière, car ta rosée, Seigneur, est rosée de lumière, et le pays des ombres redonnera la vie. Isaïe 26 ; 19

Beaucoup de ceux qui dorment dans la poussière de la terre se réveilleront, les uns pour la vie éternelle, et les autres pour, l’opprobre, pour la honte éternelle. Daniel 12 ; 2

Vais-je les libérer de l’emprise des enfers, les racheter de la mort ? Mort, où est ta pestilence ? Enfers, où est votre fléau ? Toute consolation se dérobe à mes yeux. Osée 13 ; 14

Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés. Matthieu 5 ; 4

car ils ne peuvent plus mourir : ils sont semblables aux anges, ils sont enfants de Dieu et enfants de la résurrection.

Que les morts ressuscitent, Moïse lui-même le fait comprendre dans le récit du buisson ardent, quand il appelle le Seigneur le Dieu d’Abraham, Dieu d’Isaac, Dieu de Jacob.

Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants. Tous, en effet, vivent pour lui. » Luc 20 ; 36-38

 De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé,

afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle.

Car Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle. Jean 3 : 14-16

Ne soyez pas étonnés ; l’heure vient où tous ceux qui sont dans les tombeaux entendront sa voix ;

alors, ceux qui ont fait le bien sortiront pour ressusciter et vivre, ceux qui ont fait le mal, pour ressusciter et être jugés . Jean 5 ; 28-29

Jésus lui dit : « Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ;

 quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ? » Jean 11 ; 25-26

J’en ai la certitude : ni la mort ni la vie, ni les anges ni les Principautés célestes, ni le présent ni l’avenir, ni les Puissances,

ni les hauteurs, ni les abîmes, ni aucune autre créature, rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu qui est dans le Christ Jésus notre Seigneur. Romains 8 ; 38-39

Si nous avons mis notre espoir dans le Christ pour cette vie seulement, nous sommes les plus à plaindre de tous les hommes.

Mais non ! le Christ est ressuscité d’entre les morts, lui, premier ressuscité parmi ceux qui se sont endormis.

Car, la mort étant venue par un homme, c’est par un homme aussi que vient la résurrection des morts.

En effet, de même que tous les hommes meurent en Adam, de même c’est dans le Christ que tous recevront la vie,

mais chacun à son rang : en premier, le Christ, et ensuite, lors du retour du Christ, ceux qui lui appartiennent. 1 corinthiens 15 ; 19-23

Mais nous, nous avons notre citoyenneté dans les cieux, d’où nous attendons comme sauveur le Seigneur Jésus Christ,

Lui qui transformera nos pauvres corps à l’image de son corps glorieux, avec la puissance active qui le rend même capable de tout mettre sous son pouvoir. Philippiens 3 ; 20-21

Jésus, nous le croyons, est mort et ressuscité ; de même, nous le croyons aussi, ceux qui se sont endormis, Dieu, par Jésus, les emmènera avec lui.

Car, sur la parole du Seigneur, nous vous déclarons ceci : nous les vivants, nous qui sommes encore là pour la venue du Seigneur, nous ne devancerons pas ceux qui se sont endormis.

Au signal donné par la voix de l’archange, et par la trompette divine, le Seigneur lui-même descendra du ciel, et ceux qui sont morts dans le Christ ressusciteront d’abord.

Ensuite, nous les vivants, nous qui sommes encore là, nous serons emportés sur les nuées du ciel, en même temps qu’eux, à la rencontre du Seigneur. Ainsi, nous serons pour toujours avec le Seigneur.

Réconfortez-vous donc les uns les autres avec ce que je viens de dire. Thessaloniciens 4 ; 14-18

Quand je le vis, je tombai à ses pieds comme mort, mais il posa sur moi sa main droite, en disant : « Ne crains pas. Moi, je suis le Premier et le Dernier,

le Vivant : j’étais mort, et me voilà vivant pour les siècles des siècles ; je détiens les clés de la mort et du séjour des morts. Apocalypse 1 ; 17-18

 Puis j’ai vu des trônes : à ceux qui vinrent y siéger fut donné le pouvoir de juger. Et j’ai vu les âmes de ceux qui ont été décapités à cause du témoignage pour Jésus, et à cause de la parole de Dieu, eux qui ne se sont pas prosternés devant la Bête et son image, et qui n’ont pas reçu sa marque sur le front ou sur la main. Ils revinrent à la vie, et ils régnèrent avec le Christ pendant mille ans.

Le reste des morts ne revint pas à la vie tant que les mille ans ne furent pas arrivés à leur terme. Telle est la première résurrection. Apocalypse 20 ; 4-5

Il essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus, et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur : ce qui était en premier s’en est allé. » Apocalypse 21 ; 4

 

Que dit l’Église catholique ? 

L’énigme de la mort et de la souffrance

La mort est le terme naturel de la vie terrestre même si elle peut paraître injuste. Pour les proches, c’est une rupture douloureuse, parfois tragique. Face à la mort, il est difficile de s’exprimer. Devant le désespoir, on se sent toujours petit.

Nous n’avons pas nous-même l’expérience de la mort, la seule expérience que nous avons de la mort, c’est celle qui consiste à faire un bout de chemin avec celui qui va mourir.

Comment regarder la mort avec des yeux de chrétiens ?

Le Christ s’est peu exprimé sur la vie après la mort physique. Il a simplement affirmé que la vie qu’Il donnait, lui, c’est-à-dire la vie éternelle, n’était pas altérée par la mort.
Les chrétiens croient qu’après la mort, ils sont vivants avec Dieu pour toujours. Notre corps n’existe plus, mais grâce à Jésus Christ, mort et ressuscité, nous passons nous aussi de la mort à la vie avec Dieu. Il est le chemin qui mène au Père.

L’espérance de la résurrection 

Nous croyons que la mort est un passage vers Dieu dans la vie éternelle.
Le Christ l’a annoncé. Il a ouvert ce chemin par sa vie, sa mort et sa résurrection dans la vie éternelle, déjà reçue au Baptême , nous retrouverons ceux qui nous ont précédés auprès de Dieu.

Le Paradis, le purgatoire et l’Enfer sont des états de l’Âme, ce ne sont pas des lieux.

Au purgatoire, l’amour de Dieu nous purifie. (Serviteurs de Jésus et Marie)

L’enfer, c’est le refus de Dieu et l’enfermement sur soi

 Refuser la relation avec Dieu est possible parce que Dieu ne nous force jamais à l’aimer. Nous avons donc cette possibilité de le refuser et l’enfer, c’est cette éternisation du péché, c’est-à-dire du refus volontaire de Dieu. À la mort, l’enfer est le résultat du péché et du refus de l’amour jusqu’au bout. C’est une exigence, à la fois de la justice et de l’amour de Dieu. (sanctuaire de Notre Dame de Montligeon)

Trois Prières pour nous aider face à la mort

Saint Augustin (354-430)

Ne pleure pas si tu m’aimes.

Si tu savais le don de Dieu et ce que c’est que le Ciel.

Si tu pouvais d’ici entendre le chant des Anges

et me voir au milieu d’eux.

Si tu pouvais voir se dérouler sous tes yeux

les horizons et les champs éternels,

les nouveaux sentiers où je marche !

Si, un instant, tu pouvais contempler comme moi

la Beauté devant laquelle toutes les beautés pâlissent.

Quoi, tu m’as vu, tu m’as aimé

dans le pays des ombres et tu ne pourrais ni me revoir,

ni m’aimer dans le pays des immuables réalités !

Crois-moi, quand la mort viendra briser tes liens

comme elle a brisé ceux qui m’enchaînaient et, quand

un jour que Dieu connaît et qu’il a fixé, ton âme viendra

dans ce ciel où l’a précédée la mienne, ce jour-là tu me

reverras, tu retrouveras mon affection épurée.

A Dieu ne plaise qu’entrant dans une vie plus heu-

reuse, infidèle aux souvenirs et aux vraies joies de mon

autre vie, je sois devenu moins aimant.

Tu me reverras donc, transfiguré dans l’extase et le

bonheur, non plus attendant la mort, mais avançant

d’instant en instant avec toi dans les sentiers nouveaux

de la Lumière et de la Vie.

Essuie tes larmes et ne pleure plus si tu m’aimes.

Saint Jean de la Croix (1542-1591)

Ce qui se passe de l’autre côté,

quand tout pour moi aura basculé dans l’Eternité.

Je ne le sais pas ! Je crois,

je crois seulement qu’un grand Amour m’attend.

Je sais pourtant qu’alors, pauvre et dépouillé,

je laisserai Dieu peser le poids de ma vie.

Mais ne pensez pas que je désespère. Non, je crois,

je crois tellement qu’un grand Amour m’attend.

Maintenant que mon heure est proche, que la voix de

l’Eternité m’invite à franchir le mur, ce que j’ai cru,

je le croirai plus fort au pas de la mort.

C’est vers un Amour que je marche en m’en allant,

c’est vers son Amour que je tends les bras,

c’est dans la vie que je descends doucement.

Si je meurs ne pleurez pas, c’est un Amour qui me

prend paisiblement. Si j’ai peur ? Et pourquoi pas !

Rappelez-moi souvent, simplement, qu’un Amour m’at-

tend. Mon Rédempteur va m’ouvrir la porte de la joie,

de sa Lumière.

Oui, Père ! Voici que je viens vers toi

comme un enfant, je viens me jeter dans ton Amour,

ton Amour qui m’attend.

Sœur Emmanuelle (1908-2008)

Seigneur je nous confie tous à Toi car je suis sûre de Toi,

je suis sûre que Tu nous sauves, je suis sûre qu’à chacun

de nous, les pauvres types, Tu vas dire le jour de notre

mort, la même parole qu’au brigand pendu près de Toi :

« Tu seras avec moi dans le Paradis » (Lc 23, 43) car il y

aura un soir ou Tu nous revêtiras de Toi.

Toi qui est Dieu

et qui es devenu un pauvre homme comme nous, Tu as

eu faim et soif comme nous, Tu as eu peur et Tu as pleu-

ré, comme nous, Tu es mort. Ton pauvre corps a été mis

dans la tombe comme le sera le nôtre, et Tu en es sorti

transfiguré, comme nous en sortirons un jour.

Mon bien-aimé, avec Toi, la mort est belle,

la Résurrection nous attend.

Merci. Amen.

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Publié le 01 novembre 2026